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Que faire en cas de phishing ou hameçonnage ?

Publié le 10 janv. 2020

hameçonnage phishing sensibilisation phishing

200043 Temps de lecture : 16 min

L’hameçonnage ou phishing est sms ou mail frauduleux destinés à tromper la victime pour l’inciter à communiquer des données personnelles et/ou bancaires en se faisant passer pour un tiers de confiance. Que faire si on est victime d’un phishing ? Faire opposition, déposer plainte, signaler le phishing sur Phishing Initiative…

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Vous pensez être victime d’un phishing ? 
Notre dispositif conseille et oriente les victimes de cybermalveillance :

1. Le phishing ou hameçonnage : définition

L’hameçonnage ou phishing en anglais est une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des données personnelles (comptes d’accès, mots de passe…) et/ou bancaires en se faisant passer pour un tiers de confiance. Il peut s’agir d’un faux message, SMS ou appel téléphonique de banque, de réseau social, d’opérateur de téléphonie, de fournisseur d’énergie, de site de commerce en ligne, d’administrations, etc.

But recherché :

Voler des informations personnelles ou professionnelles (comptes, mots de passe, données bancaires…) pour en faire un usage frauduleux.

2. Comment se protéger contre une tentative de phishing ?

  • 1. Ne communiquez jamais d’informations sensibles par messagerie ou téléphone :

    aucune administration ou société commerciale sérieuse ne vous demandera vos données bancaires ou vos mots de passe par message électronique ou par téléphone.

  • 2. Avant de cliquer sur un lien douteux, positionnez le curseur de votre souris sur ce lien

    (sans cliquer) ce qui affichera alors l’adresse vers laquelle il pointe réellement afin d’en vérifier la vraisemblance ou allez directement sur le site de l’organisme en question par un lien favori que vous aurez vous-même créé.

  • 3. Vérifiez l’adresse du site qui s’affiche dans votre navigateur.

    Si cela ne correspond pas exactement au site concerné, c’est très certainement un site frauduleux. Parfois, un seul caractère peut changer dans l’adresse du site pour vous tromper. Au moindre doute, ne fournissez aucune information et fermez immédiatement la page correspondante.

  • 4. En cas de doute, contactez si possible directement l’organisme concerné

    pour confirmer le message ou l’appel que vous avez reçu.

  • 5. Utilisez des mots de passe différents et complexes pour chaque site et application

    afin d’éviter que le vol d’un de vos mots de passe ne compromette tous vos comptes personnels. Vous pouvez également utiliser des coffres forts numériques de type KeePass pour stocker de manière sécurisée vos différents mots de passe.

  • 6. Si le site le permet, vérifiez les date et heure de dernière connexion à votre compte

    afin de repérer si des accès illégitimes ont été réalisés.

  • 7. Si le site vous le permet, activez la double authentification pour sécuriser vos accès.

Comment reconnaître un mail de phishing ?

Si les tentatives d’hameçonnage sont aujourd’hui de mieux en mieux réalisées, un mail frauduleux présente souvent des signes d’alerte qu’il est possible de déceler : offre alléchante, apparence suspecte, pièce jointe inattendue, adresse d’expédition fantaisiste… Pour vous aider à reconnaître un mail de phishing ou d’hameçonnage, Cybermalveillance.gouv.fr vous donne les principaux signaux dont il faut se méfier

3. Victime d’hameçonnage, que faire ?

  1. Au moindre doute, contactez l’organisme concerné : en cas de doute, contactez si possible directement l’organisme concerné pour confirmer le message ou l’appel que vous avez reçu.

  2. Faites opposition immédiatement : si vous avez malencontreusement communiqué des éléments sur vos moyens de paiement ou si vous avez constaté des débits frauduleux sur votre compte, faites opposition immédiatement auprès de votre organisme bancaire ou financier.

  3. Conservez les preuves et, en particulier, le message d’hameçonnage reçu.

  4. Déposez plainte : si vous avez constaté que des informations personnelles servent à usurper votre identité ou si vous constatez des débits frauduleux sur vos comptes bancaires, déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dont vous dépendez. Vous pouvez également adresser votre plainte par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez en fournissant toutes les preuves en votre possession.

    Si vous êtes un particulier, vous pouvez être accompagné gratuitement dans cette démarche par une association de France Victimes au 116 006 (appel et service gratuits), numéro d’aide aux victimes du ministère de la Justice. Service ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 19h.

  5. Changez immédiatement vos mots de passe : si vous avez malencontreusement communiqué un mot de passe, changez-le immédiatement sur le site ou service concerné, ainsi que sur tous les autres sites ou services sur lesquels vous utilisiez ce mot de passe compromis (tous nos conseils pour gérer au mieux vos mots de passe).

  6. Signalez tout message ou site douteux à Signal Spam : si vous avez reçu un message douteux, ne cliquez par sur les pièces jointes ou sur le lien suspect. Si le message comporte un lien, positionnez le curseur de votre souris sur ce lien (sans cliquer). Cela affichera alors la véritable adresse vers laquelle il redirige afin d’en vérifier la vraisemblance.
    Si vous avez cliqué sur le lien, vérifiez l’adresse du site Internet qui s’affiche dans votre navigateur. Si cela ne correspond pas exactement au site concerné, c’est très certainement un site frauduleux. Parfois, un seul caractère peut changer dans l’adresse du site pour vous tromper.
    Ne répondez pas à ces messages suspects et signalez-les à Signal Spam qui est associé à la CNIL pour identifier les principaux émetteurs de spams et mener les actions de luttes nécessaires.

  7. Signalez l’adresse d’un site d’hameçonnage à Phishing Initiative : vérifiez l’adresse du site Internet qui s’affiche sur votre navigateur. Si elle ne correspond pas exactement au site concerné, il s’agit très certainement un site frauduleux. Parfois, un seul caractère peut changer dans l’adresse du site pour vous tromper. Face à un site suspect, vous pouvez le signaler à Phishing Initiative qui bloquera l’adresse de ce site et demandera sa suppression.

  8. Besoin de plus de conseils ? 
    Pour être conseillé dans vos démarches, contactez la plateforme Info Escroqueries du ministère de l’Intérieur au 0 805 805 817 (appel et service gratuits de 9h à 18h30 du lundi au vendredi).

Témoignage d’une victime d’hameçonnage :

« Quand j’étais en arrêt maladie, j’ai reçu un mail de la sécurité sociale qui m’annonçait un remboursement de plus de 200 euros de frais de santé que j’attendais. J’ai cliqué sur le lien et je suis arrivé sur un site qui avait l’air officiel. Ce site me proposait d’être remboursé immédiatement si je donnais mon numéro de carte bancaire. Je ne me suis pas méfié et je l’ai fait mais le remboursement n’est jamais arrivé. J’ai contacté la sécurité sociale pour me renseigner et le conseiller m’a annoncé que je m’étais fait arnaquer. J’ai immédiatement prévenu ma banque pour bloquer ma carte, mais plusieurs prélèvements avaient déjà été faits sur mon compte. »

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4. Quelles infractions peuvent-être retenues contre les cybercriminels ?

En fonction du cas d’espèce, les infractions suivantes peuvent être retenues :


Escroquerie (article 313-1 du code pénal) : l’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. Délit passible d’une peine d’emprisonnement de cinq ans et de 375 000 euros d’amende.

Collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite (article 226-18 du code pénal) : une telle collecte constitue un délit passible d’une peine d’emprisonnement de cinq ans et de 300 000 euros d’amende.

Accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (article 323-1 du code pénal) : le fait d’accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d’un système de traitement automatisé de données est passible de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende. Lorsqu’il en est résulté soit la suppression ou la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système, la peine est de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

Contrefaçon et usage frauduleux de moyen de paiement (articles L163-3 et L163-4 du code monétaire et financier) : délit passible d’une peine d’emprisonnement de sept ans et de 750 000 euros d’amende.

Usurpation d’identité (article 226-4-1 du code pénal) : le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Contrefaçon des marques (logos, signes, emblèmes…) utilisées lors de l’hameçonnage, prévu par les articles L.713-2 et L.713-3 du Code de la propriété intellectuelle. Délit passible d’une peine d’emprisonnement de trois ans et de 300 000 euros d’amende.

5. Nos supports sur le phishing

L’hameçonnage ou phishing en anglais
L’hameçonnage ou phishing en anglais

Apprenez à repérer et vous prémunir de l’hameçonnage grâce à notre fiche réflexe consacrée au sujet.

Publié le 08/04/2021PDF 123 KoTélécharger
L’hameçonnage en fiche mémo
L’hameçonnage en fiche mémo

Retrouvez la synthèse de la fiche réflexe sur l’hameçonnage au format mémo.

Publié le 08/04/2021PDF 175 KoTélécharger

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